MGE UPS, le handicap et l’emploi

La loi du 11 février 2005 met l’accent sur l’emploi des travailleurs handicapés. Un accord d’entreprise triennal permet à MGE UPS Systems d’anticiper les exigences légales.

MGE UPS Systems, le fabricant d’onduleurs implanté à Montbonnot, a réaffirmé son engagement en faveur de l’emploi des personnes handicapées pour la troisième fois en 2004. Une démarche largement reconnue, puisque MGE et son président, Claude Graff, faisaient partie des entreprises invitées par Jacques Chirac à l'Élysée le mardi 8 février 2005 à l’occasion du lancement de la nouvelle loi. “Les thèmes développés, l’emploi, l’insertion, la formation professionnelle, sont ceux que nous avions mis en place dès la création des accords en 1998”, rappelle Donatine Girard, responsable des ressources humaines France de MGE. Aujourd’hui, l’entreprise compte 21 personnes reconnues travailleur handicapé (4,3 % des salariés) alors que cet effectif, en dépit des efforts développés, était redescendu à 11 personnes fin 2003 dans une conjoncture difficile. “L’emploi est notre premier objectif et nous utilisons toutes les possibilités qui nous sont offertes”, poursuit la responsable. MGE maintient aussi une étroite collaboration avec les établissements de travail protégé, pour un chiffre d’affaires sous-traité de 339 K€. La formation des travailleurs handicapés reste prioritaire et, nouveauté, en 2004, l’entreprise a apporté son aide à six jeunes handicapés en recherche d’emploi, en vue de leur insertion professionnelle. MGE UPS Systems projette également d’offrir son soutien à la structure de formation du CMUDD*.

Apporter un autre regard
“En interne, nous travaillons avec le médecin du travail et le CHSCT pour répondre aux besoins de la population de travailleurs handicapés par des aménagements de postes. Ce sont de petites choses simples, mais qui font que les gens se sentent intégrés, comme des claviers, des fauteuils ergonomiques, des tapis de sol, une vitre installée dans la cafétéria pour que les malentendants puissent communiquer, le revêtement d’un accès, ou un véhicule adapté.” Après sept années de pratique, Donatine Girard reconnaît que la mise en œuvre des accords requiert un volontarisme fort. L’entreprise consacre un quart de postes à cette problématique.


Donatine Girard, responsable des ressources humaines France de MGE UPS, reconnaît que la mise en œuvre des accords requiert un volontarisme fort. (Photo D. Morel)

“Plus nous recherchons des niveaux de qualification élevés, moins nous trouvons de travailleurs handicapés”, observe-t-elle encore. Question de qualification, mais aussi de choix personnel. “Ces personnes ont envie d’être reconnues pour leurs compétences plutôt que de faire l’objet d’une discrimination positive.” Or, de nombreuses entreprises ont avant tout besoin de cadres, de techniciens ou de postes administratifs de haut niveau. La dernière étape consiste à favoriser l’intégration de la personne handicapée dans une équipe et à lever les appréhensions. “Le handicap apporte un nouveau regard et il ne s’accompagne pas forcément d’une perte de productivité”, insiste encore la DRH.

I. Doucet-Sardin

*CMUDD : centre médico-universitaire Daniel- Douady à Saint-Hilaire-du-Touvet.

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