Conjoncture en Rhône-Alpes : une évolution encore positive, des prévisions hésitantes

En mars, l’activité industrielle a poursuivi son évolution positive sur un mois comme sur un an ; cette appréciation doit être nuancée, la croissance de 2004 commençant juste à produire ses effets en mars.
Même si l’ensemble des secteurs participe à cette progression, quelques divergences sont observées. Dans les biens intermédiaires, la bonne tenue dans le travail des métaux ne compense pas le tassement dans la chimie et la plasturgie. Dans les biens d’équipement, les industries d’équipements électriques se sont mieux comportées que celles de la mécanique.
Le taux d’utilisation des capacités de production est resté stable mais toujours inférieur à sa moyenne de longue période. Bien qu’en recul, les stocks de produits finis sont encore estimés un peu excédentaires. Pour la première fois depuis un an, le jugement sur les carnets de commandes a franchi à la baisse le niveau jugé normal. En effet, les entrées de commandes nouvelles ont légèrement diminué sous l’effet d’un moindre dynamisme des marchés étrangers, européens essentiellement. La demande nationale n’a malheureusement pas pris le relais. La progression du coût des matières premières a marqué une pause et quelques revalorisations de prix de vente ont été appliquées. S’agissant des effectifs, une stabilité est constatée d’un mois sur l’autre, qui contraste avec les prévisions régulièrement baissières. Des embauches définitives se sont produites, de façon ponctuelle, toutefois.
En terme d’investissements, si peu de programmes ont été engagés au premier trimestre, une progression des dépenses est envisagée pour les prochains mois. Le courant d’affaires observé dans les services marchands est très satisfaisant, porté par une nette reprise de l’ingénierie informatique et de la publicité.
Le travail temporaire est resté dynamique grâce à la demande émanant du BTP. L’activité du commerce de gros s’est inscrite en recul. Pour le mois prochain, la progression de la production devrait être de moindre ampleur que celle enregistrée en début d’année. L’opinion des chefs d’entreprises reste soumise à l’assurance du caractère durable du dynamisme de la demande, qu’il s’agisse de celle des ménages ou de celle des marchés étrangers.

Banque de France de Lyon - Avril 2005

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