Recrutements : l’embellie en Isère


L’Isère est le département de Rhône-Alpes qui connaît la plus forte baisse annuelle de son taux de chômage : 8,2 % de la population active, contre 8,3 % pour la région et 9,6 % pour le territoire national*. Ce mouvement se double d’une baisse de 1,3 % au cours du mois de février 2006, après une légère augmentation de 0,5 % en janvier. Le département enregistre ainsi une diminution annuelle des demandeurs d’emploi de 12,2 %, soit près de 4 800 chômeurs en moins, contre 9,1 % pour Rhône-Alpes et 6,3 % pour l’Hexagone. “Le marché du travail est très dynamique et se caractérise par un grand mouvement de reprise d’activité”, commente la DDTEFP (direction départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle) de l’Isère. De fait, les offres d’emploi enregistrées bénéficient d’une augmentation en variation annuelle de 13,3 %, avec des offres d’emplois durables de plus de six mois qui recueillent la plus forte évolution positive (27,7 %). Quant aux reprises d’emplois, elles sont en hausse de 6,9 % sur un an. “Si l’agglomération a une connotation high-tech avec des emplois hautement qualifiés, elle fait également émerger des offres de moindre qualification”, analyse-t-on à la DDTEFP.

Tendance haussière quasi générale
En tête des offres de recrutement dans le département**, les fonctions liées à la vente, au tourisme, à la restauration et aux services, avec des postes fréquemment saisonniers, suivies par les fonctions sociales et médico-sociales, avec un volume important dans le secteur des services à la personne. Les propositions d’emplois dans le commerce sont supérieures à celles de 2005. Le bâtiment et l’immobilier se portent toujours bien. Les banques poursuivent également leurs embauches (Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes : 60 postes en 2006, Caisse d’Épargne des Alpes : 40). “Le volume des recrutements de cadres, en hausse de 10 à 15 % depuis deux ans, rejoint l’excellent niveau des années 1998 et 1999, sans tension, globalement, dans la recherche de profils”, note Patrick Geliot, responsable de l’Apec Grenoble. Seule exception au tableau, l’industrie manufacturière. Elle connaît une baisse, essentiellement dans le textile-habillement et la filière papier-carton. “Mais cette dégradation est pondérée par les recrutements en hausse dans la métallurgie, l’électronique, l’électricité”, précisent les Assedic. Caterpillar envisage par exemple 110 recrutements et Siemens-Va Tech la création de 44 postes. Le secteur de la fabrication des composants électroniques est bien orienté – STMicroelectronics recrute plus de 250 personnes, Soitec une centaine –, tout comme celui de l’informatique, qui embauche fortement : 80 postes pour Teamlog, 70 pour Bull, autant pour Sogeti, 60 pour Silicomp, auxquels s’ajoutent, pour le secteur de la santé,  les 115 postes créés par le groupe BD. Ce dynamisme a incité Inovallée à organiser en avril dernier un premier forum pour l’emploi afin de permettre aux entreprises de pourvoir plus rapidement plus de 350 postes qualifiés. “Les offres d’emploi grimpent à l’unisson de la conjoncture économique, qui est bonne mais fragile, très agitée par la parité avec le dollar et par les prix du pétrole et de l’acier. Certains métiers (soudeurs, usineurs, chaudronniers) connaissent cependant toujours des tensions de recrutement”, observe Christian Vialaneix, pour l’Udimec. Tensions identiques pour les métiers du bâtiment, ou même pour le secteur de la microélectronique, qui exige des spécialistes immédiatement opérationnels.

A. Zylberberg

* Enquête de la DDTEFP sur le marché du travail en Isère en février 2006.
** Enquête BMO 2006, Unedic-Assedic des Alpes.





       
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