Des produits made in Rhône-Alpes

À travers ces produits à forte notoriété, c’est tout un savoir-faire régional, de tradition et d’innovation mêlées, qui brille au-delà des frontières…

La montagne qui court sur plus de la moitié de la région Rhône-Alpes offre un écrin à des produits difficilement reproductibles ailleurs. La rusticité du couteau Opinel n’aurait pas pu se forger en région parisienne, pas plus que la poignée d’ascension Petzl, merveille de technologie et d’évidence, ne pouvait être conçue loin des parois rocheuses. Les cordes d’escalade de la société Béal, bien que fabriquées dans la vallée du Rhône, à Vienne, trouvent des terrains de test et d’application tout près. Celle qui n’était encore qu’une petite fabrique de lacets en 1950 explorera la voie de l’alpinisme à partir de 1975. Le lancement des cordes fluo capables d’absorber les chocs, conjointement avec l’arrivée de l’himalayiste Yannick Seigneur et de Patrick Edlinger dans l’équipe, va hisser la société familiale vers des sommets inégalés. Aujourd’hui présent dans une cinquantaine de pays, le numéro un mondial des cordes d’alpinisme a réalisé 10 ME de chiffre d’affaires en 2004-2005, dont 60 % à l’international. Le rachat en 1999 du concurrent autrichien Edelweiss a renforcé le leadership de cette société familiale de 50 salariés. “Notre taille relativement modeste nous permet de rester à l’écoute de nos utilisateurs en permanence. Nous baignons constamment dans le milieu et notre politique de sponsorisation fait le reste”, dévoile Michel Béal, président de la structure. Diversifiée avec bonheur dans les cordes professionnelles, la société fournit notamment les techniciens d’EDF et les peintres de la tour Eiffel. Son nouveau produit-phare, la corde Joker, est la première au monde à juxtaposer les trois normes de cordes d’alpinisme existantes (corde à simple, à double et jumelée), ce qui en fait un outil d’une polyvalence extrême. La capacité d’innovation de Béal s’illustre encore à travers une idée qui promet d’être révolutionnaire : l’attribution d’un code d’identité pour chacune des cordes produites. Cette traçabilité parfaite, saluée par les loueurs et les salles d’escalade, sera mise en place dès le 1er janvier prochain.


Outil universel et polyvalent, l’Opinel n’a jamais eu besoin de campagne publicitaire pour s’affirmer. (Photo P. Borasci)


Succès sans nuage
La montagne inspire aussi ceux qui l’ont survolée. Ancien pilote de ligne, Jean-Paul Rivet crée en 1997 les laboratoires BSL, distributeur exclusif des produits de la marque Soleil Noir. Une société qui file déjà haut dans le ciel de Savoie. L’entreprise basée à Albertville est aujourd’hui leader des soins et protections solaires en montagne. Contrairement à ce qui avait été fait jusqu’alors, Soleil Noir s’est employée à élaborer des produits solaires mariant bronzage, beauté et protection. Son positionnement haut de gamme est justifié par une fabrication complexe à base de cocktail de vitamines, d’huiles essentielles et d’huiles nobles. La présence de quatre filtres solaires (protection anti-UVA et UVB) dans la composition légitime l’appellation de soin anti-âge pour les crèmes de visage, un argument choc pour le marketing produit. L’autre innovation majeure réside dans le mode de distribution. Les magasins de sport en station représentent une vitrine primordiale pour la cinquantaine de références. Pharmacies, parapharmacies, instituts de beauté, centres de bronzage et grands magasins (Galeries Lafayette, Nocibé et Sephora) contribuent également à la distribution des produits fabriqués chaque année. “Le Club Méditerranée et le Vieux Campeur nous ont aussi référencés”, se félicite Jean-Paul Rivet, qui compte développer la distribution à l’international, notamment en Suisse, Belgique, Italie, Espagne et Grande-Bretagne. Une proximité à toute épreuve (les pistes de ski sont à deux pas) et une qualité assurée par des efforts permanents de R & D sont les deux pivots de la réussite de Soleil Noir. La société s’est également dotée d’un marketing ultra-réactif. Une hot-line recueille ainsi plus de cinquante appels chaque jour. Leur traitement permet de renseigner les utilisateurs autant que de recueillir de nouvelles idées de développement produit. Avec encore une croissance annoncée pour cette année, Soleil Noir ne risque certainement pas l’éclipse.

Berceau de saveurs
Des pentes des montagnes coule une eau restée pure. Les sources omniprésentes dans la région, associées à une production fruitière abondante, ont favorisé une industrie du sirop et des boissons aromatisées forte et vivace. Des sirops Bigallet nés dans le Rhône aux sirops Routin en Savoie, de l’Antésite à la Chartreuse en Isère, la tradition du breuvage est longue. Et les histoires diffèrent. Si l’épopée de la distillerie Eyguebelle, en Drôme provençale, est restée sage, elle a su préserver au fil des décennies la tradition du goût et de l’authenticité. Élaborée à partir d’une centaine de plantes, la première liqueur de l’abbaye cistercienne d’Eyguebelle remonterait à 1820. “Nous avons retrouvé des traces beaucoup plus anciennes de cette recette, vers le milieu du XIIIe siècle”, complète Julien Cartier-Millon, président d’Eyguebelle SA. Deux virages importants permettront à la société de se développer. Dans les années 1930 tout d’abord, avec le rachat des alcools Deleuze, en Ardèche, puis au milieu du XXe siècle, avec le démarrage de l’activité sirops. Bien lui en a pris, puisque les sirops réalisent aujourd’hui 90 % du chiffre d’affaires (8 ME en 2004, 30 personnes). Toujours installée sur le site du monastère, la société est devenue définitivement laïque après son rachat en 1996, la distillerie Eyguebelle ayant déposé le bilan suite aux difficultés de succession du père Aelred. Son positionnement est resté principalement régional. “Nous avons eu une opportunité intéressante au Japon, où nous avons pu écouler 50 000 unités, mais la majorité de nos bouteilles de sirop sont vendues dans les grandes et moyennes surfaces de la région”, concède Julien Cartier-Millon. Les liqueurs, Melonades et autres Ypocras se sont, elles, surtout frayé un chemin à travers… Internet. Le site Web de la société propose en effet l’achat en ligne. Certifiée ISO 9001 depuis deux ans, la distillerie Eyguebelle a visiblement réussi le pari de la modernité. Sans sacrifier ses fondements hi storiques, puisque les mêmes recettes sont appliquées depuis plus de deux siècles…

Forts en fruits
Dans la longue lignée régionale des assembleurs d’arômes, Teisseire est à l’autre bout du spectre. Le géant mondial du sirop (CA 2004 : 141 ME), coté en bourse sur le second marché depuis 1987, a été racheté cette année par Fruité SA. Sa taille ne l’empêche pas de poursuivre une politique soutenue d’innovation et de développement de gammes. La nouvelle marque Allégé en sucre a ainsi été simultanément élue Saveur et Boisson de l’année 2005. La société Teisseire est une grande habituée des distinctions. L’an passé, le Salon international de l’alimentation lui avait décerné le Coup de cœur du jury pour sa gamme de produits ethniques, notamment. L’agitation permanente autour des nouveautés des sirops Teisseire cache aussi une vraie attention à la tradition. Depuis 1992, la société exploite en effet Moulin de Valdonne, marque leader sur le segment des sirops et des jus de fruits artisanaux. Ce qui la rattache à ses racines, datées vers 1720. C’est en effet à cette époque que Mathieu Teisseire, vinaigrier-liquoriste originaire du Sud-Ouest, s’installe à Grenoble pour élaborer ses premiers sirops. La société sera rachetée par François Reynaud en 1907, annonciateur d’une longue saga. Un siècle plus tard, le groupe Teisseire continue de gagner des parts de marché sur son cœur de métier. L’année 2003, compte tenu de l’exceptionnelle canicule, a porté le chiffre d’affaires vers un résultat atypique. 2004 ne peut s’y comparer mais reste dans une logique de progression. Les sirops Teisseire ont franchi le seuil symbolique du tiers du chiffre d’affaires du marché GMS des sirops. Ils sont enfin référencés chez Intermarché, la seule enseigne de la grande distribution française qui n’avait pas encore succombé à la marque patrimoniale.

Une réussite protéinée
La tradition des saveurs en Rhône-Alpes, on peut aussi en faire tout un fromage ! C’est ce qu’illustre la fromagerie Guilloteau, trentième entreprise laitière de France (CA 2004 : 45 ME, 250 employés). Elle produit depuis 1983 le fameux pavé d’Affinois, qu’à sa création en Isle-Crémieu on baptisa d’abord “pavé dauphinois”. C’est après une série de tests probants auprès de consommateurs et d’autres fromagers que Jean-Claude Guilloteau a décidé de monter sa propre unité industrielle. Pas en Isère, comme prévu, mais à Pélussin, dans la Loire, où la société a pu bénéficier d’aides spécifiques visant à encourager l’élevage. Le goût rustique de ce chèvre crémeux cache lui aussi une technologie nouvelle. Le Pavé d’Affinois est en effet le premier fromage à utiliser la technique de l’ultrafiltration, un procédé dérivé de la dialyse rénale. Ce dispositif lui permet de préserver les meilleures protéines du lait, d’où un goût particulièrement corsé. “Les industriels laitiers étaient intéressés au début, mais ils l’ont abandonné rapidement car le produit fini ne ressemblait pas assez, dans sa forme, à un produit déjà existant. J’ai pris le contre-pied en estimant que l’important est que le fromage soit bon. Tant pis, ou tant mieux, s’il est différent !”, sourit le PDG. En quelques années, les ventes de pavés d’Affinois ont connu une ascension fulgurante à travers la France, et maintenant dans le monde. L’Allemagne, les États-Unis, le Japon et Hong-Kong absorbent chaque année 25 % de la production. Un deuxième site de fabrication a vu le jour dès 1988 à Belley. Plus spécialisé dans le lait de vache, l’usine a permis à la société d’élargir ses gammes à l’export.

Les ficelles du métier
Du fromage aux cochonnailles, il n’y a que quelques tranches de bon pain d’écart. Au cœur du Beaujolais, à Saint-Jean-d’Ardières, la charcuterie Bobosse a fait de l’andouillette sa spécialité. Pas n’importe quelle andouillette : celle dite “tirée à la ficelle”, c’est-à-dire obtenue par un garnissage manuel du boyau naturel, selon la tradition ancestrale. Créée par René Besson il y a plus de trente ans, l’entreprise ne pose qu’une seule énigme : son nom. “Nous nous sommes beaucoup creusé la tête à ce sujet. Bobosse était, paraît-il, le surnom du fondateur lorsqu’il jouait au rugby, mais il faut savoir aussi que l’on parle d’embosser une andouillette quand on la prépare…”, explique le gérant, Bernard Juban, qui a racheté l’entreprise en 1996. Si l’andouillette est le produit-phare avec pas moins de 50 tonnes élaborées chaque année, la société réalise une partie de son chiffre d’affaires (CA 2003 : 1,2 ME, 14 personnes) avec plusieurs gammes de saucisson à cuire, des caillettes et le fameux sabodet, à base de tête de cochon. Surtout, elle vend 70 % de sa production aux restaurateurs. “Nous avons réussi à fidéliser nos clients avec la qualité et un esprit qui est resté artisanal”, reconnaît Bernard Juban. Deux boutiques, à Fleurie et dans le Vieux Lyon, et le magasin attenant au laboratoire assurent 12 à 15 % des ventes annuelles, le reste étant écoulé dans la grande et moyenne distribution régionale et lors d’opérations spéciales. Il reste à Bernard Juban un dernier défi à relever : convaincre les autorités sanitaires d’autoriser la réintégration de la fraise de veau dans l’andouillette, bannie depuis l’affaire de la vache folle. En attendant, Bobosse adhère à Made in Beaujolais. La marque, déposée par la CCI de Villefranche et rétrocédée aux entreprises locales, soutient le rayonnement de sociétés innovantes à l’échelle nationale et internationale.

Le boulanger d’Annecy
Le bon goût authentique n’est pas antinomique de l’innovation sanitaire. C’est ce que s’attache à démontrer l’activité de la société Soreda-Diet, qui propose depuis dix ans des produits de viennoiserie et de boulangerie sans gluten. Le gluten, une protéine contenue dans les céréales, provoque des intolérances digestives parfois graves. Tout le défi consiste donc à produire des aliments débarrassés de cet élément sans pour autant affecter la saveur des brioches et des pains. Installée à Cran-Gevrier, Soreda-Diet est surnommée affectueusement “le boulanger d’Annecy”. À l’origine de cette entreprise, le boulanger en question s’appelle Pierre Chatelard. Un confrère lui commande un jour une pâte spéciale sans gluten pour ses clients. “Je me suis rendu compte que les personnes intolérantes au gluten étaient finalement nombreuses et qu’il n’était pas si facile de préparer le mix. J’ai donc lancé une production à grande échelle, la première en France”, explique Pierre Chatelard, aujourd’hui directeur technique de la société. Jouant avec la tendance bien-être et hygiène de vie, la société a élargi sa gamme avec des produits sans lait, sans soja ou encore sans OGM. Les quelque trente références de la marque Glutabye sont aujourd’hui vendues auprès des particuliers par correspondance et à travers un réseau de 400 boutiques spécialisées bio et diététique telles que La Vie Claire, Rayons Verts et L’Eau Vive.  L’estampille Made in France plaît aussi aux pays européens : les produits Glutabye sont déjà disponibles en Italie, en Allemagne et en Angleterre. “Tout reste à faire à l’export, où les perspectives de marché sont énormes”, déclare Pierre Chatelard, qui vient de céder les rênes de sa société à Pascal Beaudoin, docteur en pharmacie. “Les nouveaux challenges devaient être confiés à une personne de terrain, moi je reste à la technique”, explique le boulanger fondateur.

Fine lame
Ultradiam s’invite aussi dans nos cuisines. Peut-être pas en raison de sa position de leader mondial des lames pour le sciage des métaux, mais au moins parce que la société fournit aussi plus du tiers du marché mondial des lames pour appareils électroménagers. Chaque jour, plus de 200 000 lames sortent des usines d’Ultradiam pour être montées sur les robots de cuisine et autres couteaux électriques. Après une restructuration totale il y a un peu plus de deux ans, la société est repartie de plus belle à l’assaut des marchés. Elle a d’abord constitué un build-up sur le sciage des métaux en rachetant l’ensemble de ses concurrents français. “Nous avons aussi mis au point un produit bien adapté, la scie à ruban, qui est à l’origine de tous les process industriels de découpe, et nous prévoyons de le développer au niveau mondial”, explique Jean-Thierry Catrice, président d’Ultradiam et de la holding Diam Group (CA 2004 : 70 ME, 650 personnes). La société roannaise s’est dotée de son propre réseau de distribution en appliquant à la lettre la notion de service délocalisé. Sept centres de distribution sont répartis aujourd’hui à travers le monde, aux États-Unis, en Chine, en Allemagne, en Suède, au Mexique et, bien sûr, en France. Les prochaines étapes amèneront la société roannaise à se développer aussi en Asie et en Europe de l’Est. Les contraintes du marché de l’électroménager, plus fragmenté, imposent un comportement tout autre. “Le métier est plus exposé à la concurrence internationale, concède Jean-Thierry Catrice. La production chinoise est en train de dominer le marché. Pour y faire face, nous nous efforçons de travailler avec nos clients sur de nouvelles fonctions et de réfléchir avec eux sur des innovations marketing. Notre éthique, notre confidentialité et notre volonté de partenariat restent nos avantages distinctifs vis-à-vis de la Chine”. Ultradiam affiche clairement son souci de qualité et d’authenticité en gérant aussi la marque Sabatier. La dernière collection de couteaux de cuisine haut de gamme à Thiers est vendue exclusivement sur Internet.

Révolution au palais
La lecture de ces sagas, aussi différentes soient-elles, met en évidence le caractère pionnier d’entreprises qui, même longtemps après leur création, s’inscrivent toujours dans l’avant-garde du progrès. La recherche, la nouveauté, la performance restent des enjeux permanents, qui ne se départissent pas, toutefois, d’une certaine tradition. La tendance du retour au naturel et la hausse des valeurs de bien-être profitent d’ailleurs à nombre d’entre elles. Le succès de ces produits tient aussi au profil des consommateurs locaux, particulièrement attachés à leur pays, à une certaine idée du terroir, en Rhône-Alpes peut-être plus qu’ailleurs en France. “C’est fondamentalement vrai pour les produits alimentaires, acquiesce Jean-Claude Guilloteau, où les clients consomment d’abord les produits de leur région. Ils y sont très fidèles”. Ce socle étant scellé, les entreprises ne restent pas immobiles. Ce début du XXIe siècle est marqué par des mouvements qui touchent même des sociétés que l’on croyait ancrées dans la nostalgie. Ainsi, la distillerie Eyguebelle quittera ses fondations natales pour une usine flambant neuve en mai prochain. “Ce déménagement nous était devenu indispensable pour gagner en productivité et dans la perspective d’accroître nos ventes de 50 % d’ici trois ans”, justifie Julien Cartier-Millon. La société Billes et Traditions projette elle aussi de faire construire en 2006 un nouveau bâtiment, mieux adapté à l’évolution de sa production, qui s’est largement diversifiée ces dernières années. Fortes de leur succès régional ou national, ces entreprises partent aussi plus conquérantes à l’assaut du monde. Ainsi Patrick Rupé a-t-il élargi l’actionnariat familial de Prim’Style à deux nouveaux associés en 2003, pour permettre à la société de préparer son avenir à l’international. Le spécialiste de la décoration de cuisine, qui consacre déjà un quart de son chiffre d’affaires à l’export, vient en effet de créer une filiale aux États-Unis. Les États-Unis, Provendi les convoite aussi. Le fabricant de savons liquides a réussi à y écouler 200 000 flacons cette année. La mondialisation donne des ailes aux entreprises qui déploient une créativité sans frontières. Petzl tient la corde aux États-Unis. Elle vient d’être sollicitée par les pompiers de New York pour l’équipement d’un dispositif d’évacuation encore secret, mais dont chacun murmure déjà qu’il est révolutionnaire. Enfin, que les gourmets s’y préparent, la révolution est également au palais. La fromagerie Guilloteau s’apprête à lancer des fromages parfumés à la vanille et à la fraise sur l’immense marché chinois.

R. Gonzalez

Ce dossier, réalisé pour la Chambre régionale de commerce et d’industrie, est diffusé par les magazines : 
- Présences, Grenoble (34 000 ex.)
- Info CCI, Haute-Savoie (27 500 ex.)
- Partenaires Savoie (25 500 ex.) 
- Informations économiques, Saint-Étienne-Montbrison (20 000 ex.)
- L’Économie Drômoise (18 500 ex.)
- Nord-Isère économie (14 400 ex.)
- Partenaire Villefranche et Beaujolais (12 500 ex.)
- Roanne éco (10 000 ex.).
Photos : T. Beguin (Roanne), P. Borasci (Grenoble), B. Laurent (Villefranche), Studio Lattard (Drôme), P. Rony (Saint-Étienne).
Tous droits réservés.
Contact : Magazine Présences. Tél. : 04 76 28 28 66.










       

Informations

Rédacteur :

Administration de Grenoble Ecobiz

Date de parution :


Publié le