DOSSIER management : L’art de diriger une TPE

Les entreprises de moins de vingt salariés connaissent des problématiques spécifiques en raison même de leur taille. Quels sont les obstacles qui parcourent la vie d’une TPE, Très petite entreprise, de la création jusqu’à son développement ? Quels sont aussi les bons côtés d’une petite entreprise ? Comment manager une équipe réduite ? État des lieux et témoignages de TPE iséroises.

Les entreprises de moins de vingt salariés connaissent des problématiques spécifiques en raison même de leur taille. Quels sont les obstacles qui parcourent la vie d’une TPE, Très petite entreprise, de la création jusqu’à son développement ? Quels sont aussi les bons côtés d’une petite entreprise ? Comment manager une équipe réduite ? État des lieux et témoignages de TPE iséroises.

 

Par Fabienne Combier

 

“Je suis un véritable couteau suisse”, aime à dire Frédéric Simoes, cogérant d’Atrio (17 salariés, à Sassenage). Multicasquette, il navigue quotidiennement entre le management, le commercial, l’administratif, la finance et la technique. C’est la caractéristique du patron d’une société de moins de 20 salariés. “Le dirigeant de TPE doit se montrer à la fois très bon professionnel dans son métier, mais également bon manager”, note Jean-Christophe Pontallier, expert-comptable, directeur de l’agence Fiducial expertise, à Meylan. “Dans une TPE, le dirigeant est un véritable homme-orchestre, confirme Christian Orozco, chargé du développement à la CGPME. Dans une société de plus de 50 salariés, on trouve généralement un service commercial, un responsable des ressources humaines, un responsable financier, mais pas dans une TPE. Plus on monte en taille, plus l’entreprise est structurée en services dédiés.” Jean-Pierre Giovanetti, conseiller et accompagnateur de dirigeants d’entreprise, va même plus loin. Il définit une très petite entreprise (TPE) en dessous de 10 salariés, car “à 20 salariés, toutes les fonctions ne sont pas dans la main d’un seul homme”. En fait, les cas varient énormément d’une société à l’autre. Une chose est sûre : le nombre de TPE ne va cesser de croître au fil des ans.

 

Un poids considérable dans l’économie. Pour la CGPME, “les TPE vont être de plus en plus nombreuses à l’avenir. Pour deux raisons : d’une part, l’externalisation des services et dans certains cas, leur mutualisation à travers des groupements d’employeurs ; d’autre part, les plans sociaux qui incitent les cadres à créer leur TPE. Aujourd’hui, par rapport au début des années 1990, nous constatons un plus grand nombre de TPE, et à l’inverse, un nombre plus restreint de grandes entreprises. Et le phénomène devrait se poursuivre dans ce sens”. “La pérennité de l’entreprise sur le sol français passe par les TPE, lance même Christian Orozco. Les groupes créent de moins en moins d’emplois, ils délocalisent la production et leurs cadres seniors préfèrent se lancer à leur tour dans la création. Dans le même temps, les grandes entreprises ont besoin de ces TPE, et inversement.” Le poids des TPE dans l’économie est en effet non négligeable. Selon le dernier baromètre trimestriel des TPE édité par l’Ifop et Fiducial en octobre 2004, sur le nombre total d’entreprises en France, établi à environ 2,4 millions, 96 % sont des entreprises de moins de 20 salariés. Elles emploient 37 % de l’ensemble des salariés et produisent 28 % de la valeur ajoutée de notre pays. Autre caractéristique : une grande majorité des TPE est constituée d’un, voire d’aucun salarié (50 % d’entre elles). Quelque 4 % des TPE emploient entre 10 et 19 salariés. Enfin, les commerces représentent la grande majorité des TPE (27 %, hors hôtel-café-restaurant). Creuset de la croissance, les TPE affichent un solde positif de créations nettes d’emplois (créations-suppressions) au cours du troisième trimestre 2004 (+ 4 %), après trois trimestres négatifs (- 1 %). “Elles constituent le seul gisement d’emplois à venir”, soutient Jean-Christophe Pontallier.

 

De la TPE à la PME-PMI. Si toute entreprise a commencé par être une TPE, toute TPE n’est cependant pas destinée à le rester. Parmi les facteurs qui vont influer sur son développement : le secteur d’activité. “On constate une différence entre une TPE évoluant dans un secteur traditionnel et une autre présente dans les nouvelles technologies”, reprend Christian Orozco. Une entreprise basée sur les nouvelles technologies, souvent issue d’incubateurs, sera plus facilement amenée à s’agrandir. C’est le cas d’Insidix. Son activité de prestataire de services et de fournisseur d’équipements de contrôle non destructif de haute résolution, et ses clients, de grands donneurs d’ordre pour la plupart, la poussent inévitablement à passer le cap des 20 salariés. En toute légitimité, Jean-Claude Lecomte, son gérant, préfère avancer étape par étape. Même si le marché existe, mieux vaut ne pas franchir trop précipitamment les phases de développement. “Je n’ai pas encore de réelle visibilité sur le chiffre d’affaires, je préfère rester prudent et maîtriser ma croissance,” annonce Jean-Claude Lecomte. La TPE est par définition fragile et doit être gérée comme telle. A l’inverse des entreprises high-tech, certaines sont “des TPE durables par nature”, comme les définit Jean-Pierre Giovanetti. La Remorque mandrinoise, qui évolue dans un secteur traditionnel, ne peut ainsi survivre qu’à la condition de conserver sa taille restreinte.

 

Avantages et difficultés. C’est sa petite taille, et donc sa grande réactivité et sa souplesse, qui caractérise la TPE. “Nous adaptons nos horaires et nous nous organisons quasiment tous les jours en fonction des demandes du marché, insiste Jean-Louis Broglio, PDG de la Remorque mandrinoise. Le fait d’être peu nombreux et proche du personnel permet d’aménager le temps de travail d’un salarié presque d’un jour sur l’autre.” La proximité du patron avec ses salariés introduit un climat de confiance, de convivialité et une meilleure implication du personnel. La personnalité du dirigeant joue énormément sur le fonctionnement de l’entreprise. La force de persuasion des gérants d’Atrio leur a permis de recruter du personnel qualifié et de les impliquer concrètement dans la réussite de la société. Même si certaines difficultés restent les mêmes qu’ailleurs. Les problèmes de financement, notamment, se rencontrent dans la plupart des TPE. “Quand on crée une entreprise, les banques nous demandent des garanties avant de nous accorder des prêts, mais sans prêts nous ne pouvons démarrer véritablement notre activité, remarque Frédéric Simoes. Le plus dur, c’est ce sentiment d’être délaissé par les banquiers. Pendant quatre ans, nous avions l’excuse de la jeunesse.” La BDPME, au travers de sa filiale Sofaris, a pour mission de faciliter l’accès au financement des TPE et PME-PMI. “C’est vrai que nous sommes, principalement à Grenoble, davantage sollicités par des TPE innovantes ; nous proposons également des prêts à la création d’entreprise, il s’agit de prêts directs en accompagnement d’un prêt bancaire pour des projets inférieurs à 45 000 €, explique Jean-Louis Patrigeon, responsable des crédits à la BDPME. A chaque fois qu’une banque intervient, elle peut partager le risque avec nous. Nous jouons le rôle de garant. Les TPE peuvent ainsi obtenir des prêts plus importants et plus facilement. Quand l’entreprise est en phase de fort développement, les principales demandes concernent les besoins en fonds de roulement.”

“L’une des préoccupations du petit patron concerne le manque de visibilité et de stratégie à long terme, note par ailleurs Jean-Christophe Pontallier. Tributaires de la conjoncture économique, soumises aux contraintes administratives et fiscales, les TPE ont relativement peu de souplesse. Les réglementations diverses (35 heures), le code du travail ne sont pas toujours adaptés aux petites entreprises.” Par ailleurs, les TPE sont fortement soumises à leurs donneurs d’ordre, devenus de plus en plus exigeants. “On demande aujourd’hui aux TPE des compétences que l’on exigeait hier d’une société de 200 personnes”, constate Jean-Pierre Giovanetti. Autre préoccupation des TPE : le recrutement. Quand, et surtout comment, recruter la bonne personne ? Il n’existe pas de solution miracle. Certains préfèrent externaliser, d’autres former le salarié aux compétences adéquates, même si la formation prend du temps. “Pour trouver le bon profil, il faut faire jouer son réseau, note Lucien Lumbroso, créateur de Couleur communication écriture et gérant de 2LJ. Faire appel à un cabinet de recrutement coûte cher et ce n’est pas forcément la meilleure solution. Il est aussi difficile d’inciter des jeunes à venir travailler dans une société en création alors qu’un groupe leur propose certains avantages.” Pour faire face aux difficultés, voire à l’impossibilité de recruter, les TPE choisissent souvent d’externaliser certains services. Camille Martinez, directeur de Tedisys, a eu recours à des compétences extérieures pour la comptabilité et le juridique, “mais nous sommes alors confrontés à la question de l’implication de ce personnel externe”. Insidix préfère de son côté chercher les meilleures compétences où elles se trouvent. “Nous travaillons avec un mécanicien et un designer extérieurs”, explique, quant à lui, Jean-Claude Lecomte, qui cherche désormais un communicant indépendant pour gérer l’image et le marketing de la société.

 

Savoir bien s’entourer. “Ne pas essayer de tout faire soit même, déléguer quand c’est possible, externaliser, tout en gardant le contrôle des affaires, et anticiper la croissance, comme la crise”, conseille Lucien Lumbroso, gérant de 2LJ. C’est bien souvent par là que passe la pérennité de l’entreprise. “Il faut savoir s’entourer de conseillers capables de poser les bonnes questions, de remettre parfois en cause certains choix, pour agir avant qu’il ne soit trop tard, pour passer la crise des trois ans”, remarque-t-il. Pour affronter les difficultés sans se sentir complètement isolé, le dirigeant a tout intérêt à faire appel à des aides extérieures. Ainsi, le centre de gestion agréé du Dauphiné apporte une aide en proposant un observatoire économique départemental et sectoriel. Chaque chef d’entreprise a accès aux analyses et tendances de son secteur d’activité. “De plus, en matière fiscale, nous jouons un double rôle d’information et de prévention”, commente Cécile Barnasson, directrice. Le rôle des experts-comptables est également primordial au moment de la création, comme dans les années qui suivent lorsque la TPE est encore fragile. Ils sont les premiers conseillers du chef d’entreprise dans sa gestion quotidienne. “Notre rôle consiste à répondre à leurs questions et à les aider dans toutes les difficultés qu’ils peuvent rencontrer, qu’elles soient d’ordre comptable, administratif, juridique”, explique Jean-Christophe Pontallier. Christian Orozco, à la CGPME, poursuit : “Adhérer à un syndicat professionnel ou interprofessionnel compte énormément pour développer son réseau, trouver de nouveaux clients, échanger sur ses préoccupations, sur son secteur d’activité.” Membre de Bièvre Entreprendre et élu à la CCI, Jean-Louis Broglio estime qu’il est important de s’impliquer au sein de certaines organisations : “Même si nous sommes petits, nous avons notre mot à dire !” La communication est l’un des aspects importants pour toute entreprise. Malgré ses 35 ans d’existence, la Remorque mandrinoise continue de sillonner les salons. “Il est important d’être présent, de communiquer, de montrer qu’on existe, insiste Jean-Louis Broglio. Il faut saisir chaque occasion de se faire connaître, à plus forte raison parce que nous sommes une petite structure.”

 

Le projet de loi pour les petites entreprises. “Rien n’est fait pour aider les TPE”, regrettent cependant les patrons. La loi sur les 35 heures a laissé des traces. “Difficilement applicable dans une petite société, elle instaure un certain laxisme dans l’équipe, remarque Frédéric Simoes. Nous avons certes des salariés motivés, mais contraints désormais de compter leurs heures.” “Il manque une structure pour les TPE, regrette Jean-Pierre Giovanetti. Il faudrait des outils de financement adaptés, une défiscalisation pour les trois premières années, cruciales dans la vie d’une entreprise, et une incitation au capital de proximité. La loi de finances 2004 soutient les jeunes entreprises innovantes qui engagent des dépenses de R&D, pas les sociétés traditionnelles.” Le gouvernement est parfaitement conscient du poids des TPE et de leur rôle dans l’économie française. Faisant suite à la loi pour l’initiative économique de Renaud Dutreil, Christian Jacob, ministre des PME-PMI, du Commerce et de l’Artisanat, a engagé un projet de loi en faveur des petites entreprises qui sera discuté au Parlement au printemps prochain. Il repose sur quatre axes : le renforcement de la viabilité des entreprises nouvellement créées, avec des facilités d’accès aux financements et des incitations fiscales à l’investissement ; l’instauration d’un véritable statut du conjoint collaborateur ; l’amélioration des conditions de transmission d’entreprise ; la simplification de la vie quotidienne des entrepreneurs, le “chèque emploi TPE” facilitant les modalités de recrutement et de rémunération. Parce que l’avenir repose sur leurs épaules, les TPE doivent plus que jamais être accompagnées, quel que soit leur secteur d’activité.

 

 

 

Insidix a vocation à grandir

 

“Nous avons analysé le marché et créé véritablement le besoin”, observe Jean-Claude Lecomte, directeur et fondateur d’Insidix (CA 2004 : en croissance de 50 % par rapport à 2003). Spécialiste du contrôle non destructif de haute résolution à partir de techniques innovantes, la TPE intervient pour de grands donneurs d’ordre. “Notre originalité tient à notre expérience comme prestataire de services qui nous donne une vision globale à tous les stades de l’élaboration de la vie d’un produit, ainsi qu’à nos compétences multitechniques.” Avec neuf salariés, Insidix a “vocation à s’agrandir”. “La demande existe bel et bien, mais nous n’avons pas aujourd’hui les capacités matérielles et humaines pour y répondre. Pour l’heure, nous sommes en train de définir notre stratégie de développement entreprise.” Créée en 1996, Insidix a consacré quatre ans à la R&D. “Aujourd’hui, il nous faut un retour sur investissement rapide, reconnaît Jean-Claude Lecomte. Nous devons aussi constituer un fonds de roulement avec le chiffre d’affaires dégagé grâce à nos clients. Je souhaite rester maître de mon entreprise. Cela nécessite un capital qui soit à la hauteur du fonds de roulement.” Côté ressources humaines, la TPE a dû former son personnel sur place. “Nous externalisons chaque fois que nécessaire afin de trouver les meilleures compétences là où elles se trouvent”, affirme Jean-Claude Lecomte. “Nous recherchons actuellement un communicant marketing extérieur pour nous aider dans notre démarche stratégique, notamment à l’international. Mais il faut identifier le bon prestataire qui aura une expérience du marketing des produits et services techniques.”

 

 

Tedisys : la vie d’une TPE, entre tourmente et euphorie

 

Directeur du département multimédia chez Gétris Image, Camille Martinez rachète l’activité et fonde Tedisys, en 1994. “Les huit ingénieurs de l’équipe m’ont suivi dans cette aventure, raconte-t-il. Les débuts ont été difficiles car nous sortions de la guerre du Golfe. Nous nous sommes alors réorientés, notamment dans la construction et l’installation de systèmes audiovisuels. De 1995 à 2000, nous avons connu de 20 à 25 % de croissance chaque année, avec 29 salariés.” En 2000, Tedisys a subi comme tout le monde la crise de la net économie, amplifiée par le 11 septembre 2001. “Il a fallu restructurer la société, nous sommes descendus à 13 salariés”, se souvient douloureusement Camille Martinez. “Je n’ai pas la culture financière, regrette-t-il encore, et je me suis vraiment senti abandonné par les banquiers.” En 2002, la TPE meylanaise a dû fermer son agence parisienne et mettre en veilleuse sa filiale à Montréal. Camille Martinez a connu la solitude du chef d’entreprise face aux décisions stratégiques à prendre vis-à-vis du personnel, des fournisseurs, des clients. “La vie d’un chef d’entreprise est constituée de hauts et de bas qu’il faut gérer seul”, constate-t-il. Tedisys a mis un an pour se redresser. Elle affiche plus de 1 500 installations et détient 40 % du marché français des télévisions locales. En septembre dernier, elle a recruté de nouveaux commerciaux et compte désormais 18 salariés. Avec 30 % de croissance annoncée pour 2004, Tedisys a de quoi reprendre des couleurs.

 

 

La Remorque mandrinoise, le secret de la pérennité

 

Implantée dans la Bièvre depuis 35 ans, La Remorque mandrinoise bénéficie d’une bonne notoriété locale. En 1992, Jean-Louis Broglio a repris la TPE de 14 salariés et l’a définitivement orientée vers la fabrication de remorques routières. Installée désormais à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, la société assure la conception, la fabrication et la commercialisation. Certaines tâches de production sont sous-traitées. “Là où nous ne sommes pas rentables, nous privilégions les sous-traitants locaux”, explique le dirigeant. Avec 18 salariés, la TPE a toujours eu une taille relativement restreinte, mais suffisante pour permettre au chef d’entreprise de déléguer certaines fonctions. Jean-Louis Broglio est entouré d’un responsable commercial et administratif et d’un responsable de production : “Cela m’aide à prendre du recul, mais cette organisation n’aurait pas été envisageable avec dix salariés seulement !” Sur un marché concurrentiel, La Remorque mandrinoise a trouvé sa place, fabriquant à la fois des produits standard et du sur-mesure, se montrant très réactive aux demandes les plus diverses. Une personne est d’ailleurs dédiée à la R&D. “Notre vocation ? Rester des artisans de la remorque, mais en utilisant des moyens techniques de professionnels et en instaurant une démarche qualité rigoureuse, du premier contact client jusqu’à la livraison”, souligne le PDG. Le chiffre d’affaires de la société a constamment progressé, atteignant en 2004 2,5 M€, contre 1,75 M€ en 2003.

 

 

Atrio : la force du management

 

“Diriger en binôme apporte un plus indiscutable,” confie Frédéric Simoes. Avec Xavier Lopez, il a créé la SARL Atrio en 1998. Entreprise de commercialisation et pose de fenêtres et vérandas, et autres produits dédiés à la fermeture de l’habitat, implantée à Sassenage, Atrio a rapidement décollé. “Au bout de trois mois, nous avons recruté une équipe de pose. Il a fallu faire preuve de persuasion pour embaucher des salariés expérimentés car nous étions jeunes, totalement nouveaux sur le marché. Notre force de conviction a eu un effet boule de neige sur les recrutements futurs. Les candidats ont été séduits par l’image positive que l’on dégageait, la culture d’entreprise que nous souhaitions instaurer, à savoir une équipe soudée avec une implication totale des salariés. Dans une TPE, le management est fondamental : les dirigeants doivent animer et transmettre leur motivation auprès des commerciaux. Il faut savoir que notre clientèle est constituée à 98 % de particuliers, par nature méfiants. La satisfaction client a joué un rôle très important dans notre développement.” Durant les quatre premières années, Atrio a connu une croissance de 50 % par an. En 2002, elle disposait de deux agences à Lyon et employait 26 personnes. Forte de sa croissance, elle se stabilise et diminue son effectif. “Avec 17 salariés, à l’heure actuelle, nous atteignons la taille adéquate par rapport au marché. Si l’on ouvre d’autres bureaux, ce sera probablement sous forme de franchise. Car le marché existe bel et bien.”

Information

Editor :

Administrateur général de la plateforme

Date of the publication :


Published


Themes :