Trophée CCI Nord Isère - Catégorie Développement Durable QSE

Ecoat - La start-up passe en mode industrialisation Depuis mars 2011, Ecoat créé et fabrique de nouveaux ingrédients et procédés destinés à l’industrie de la peinture et du revêtement. Sur ce marché en pleine mutation, où l’enjeu sanitaire et environnemental est important, la start-up joue la carte de la rupture technologique et du développement durable.

"Ecoat est spécialisée dans le développement de composants biosourcés (d’origine renouvelable) permettant la réalisation de peintures plus respectueuses de l’environnement et de leurs utilisateurs", explique Matthieu Sonnati, son Directeur industriel et technologique. Une peinture est en effet composée d'un liant, d'un diluant et de pigments pour sa coloration. Le liant conçu par Ecoat est issu de matières naturelles et il est diluable à l’eau, contrairement aux produits du marché qui sont souvent à base de dérivés du pétrole et diluables avec des solvants. En fonction des peintures, le liant fabriqué par Ecoat représente entre 10 et 50% de la composition de la peinture.

Une implantation stratégique

En 2011, Ecoat a remporté un prix lors du concours national de création d’entreprise de technologies innovantes organisé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et OSEO. En juillet 2014, la start-up a investi dans un bâtiment industriel sur la plateforme chimique des Roches-Roussillon en Isère : 150 hectares où sont installées 15 entreprises dont Bluestar Silicones, Novacyl, Novapex, Rhodia. "Cette plateforme, grâce à sa gestion mutualisée à travers le Groupement d’Intérêt Economique OSIRIS, nous permet de bénéficier de coûts d’exploitation réduits avec un accès à l’énergie, aux utilités et à des services (maintenance, sécurité) plus compétitifs", note Matthieu Sonnati.

Ecoat a acheté un bâtiment appartenant à Solvay et l’a équipé pour installer une ligne pilote ainsi qu’une unité de production. "Notre laboratoire reste basé vers Grasse, le berceau de la société. Notre implantation ici est stratégique, au cœur d’une pépinière d’entreprises chimiques, et dans une région où nous pourrons attirer des talents". La ligne pilote permet de mettre en oeuvre le process et tester des solutions, éventuellement combinables : des produits à l'eau pour remplacer des solvants (gamme INOKEM), des produits bio-sourcés fabriqués à partir de matières premières renouvelables et/ou recyclées (gamme SECOIA) et des produits "intelligents" ayant par exemple des actions dépolluantes (gamme CLEAN'R).

L’économie circulaire de A à Z

L’unité de production, démarrée en 2015, vise à atteindre des volumes qui permettront de dégager un prix de revient plus compétitif. Ecoat table sur une capacité de 30 000 tonnes annuelles, accompagnée d’une évolution des effectifs pour atteindre 30 personnes d’ici 3 ans.

La stratégie de l’entreprise est basée sur l’économie circulaire, avec des matières premières issues de déchets (par exemple l’huile de tall, sous-produit de l’industrie papetière ou le glycérol, sous-produit du bio-diesel) et une éco-conception des produits. Elle vaut également pour son fonctionnement même. "Nous poussons la démarche jusqu’au bout. Par exemple, nous avons installé un groupe de refroidissement pour fonctionner en circuit fermé et ne pas puiser d’eau", explique Matthieu Sonnati. Financée par des levées de fonds, Ecoat espère rapidement passer au stade international, convaincue que les fabricants sont intéressés par des peintures respectueuses de l’environnement. La chimie verte trace sa route…

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