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Frédérique MOSKUN
Rédactrice news locales Ecobiz
 

Guy Richard, PDG des chaussures de Bièvre (Hardrige) à Sillans.

Ressentez-vous l’impact de la crise de la chaussure ?

“Nous sommes tous concernés et nous devons répondre à deux phénomènes. Nous assistons à une baisse significative du marché du fait d’une pression sur les prix due aux importations. Le haut de gamme n’est pas épargné. Les fabricants de chaussures n’ont pas su se défendre comme les autres secteurs de l’équipement de la personne, où il existe un prix unitaire. Lorsqu’un détaillant réalise une marge de 2,5 avec une production française, elle est de 4 avec des produits importés. Personne ne s’en émeut, même si la qualité n’est pas comparable. Cette conjoncture renforce Hardrige dans ses convictions. Nous opérons sur le marché administratif et le marché civil, chaque branche permettant de pallier les défaillances de l’autre. L’entière production des chaussures civiles porte la marque Hardrige, ce qui conforte notre parti pris pour une distribution contrôlée. Nous disposons de huit magasins, lesquels répondent à deux approches différentes. Ceux implantés en centre-ville (Lyon, Strasbourg, Londres ou Romans) portent haut l’image de la marque et sa notoriété. Puis il y a les magasins d’usine, à commencer par celui de Sillans. Nous nous sommes installés dans les complexes Marques Avenue à Calais, puis maintenant à Talange près de Metz, et bientôt à Cholet. Nous avons également pour objectif en 2006 de refaire un emplacement parisien digne de ce nom et de nous implanter en Belgique au plus près du client. Il s’agit, ici, de se positionner au bon endroit et au bon prix en offrant un supplément de création et de créativité. Quant aux marchés administratifs, il nous faut rester compétitifs au regard de nos concurrents qui font appel à de la main-d’œuvre étrangère. Nous sommes revenus aujourd’hui à un prix unitaire inférieur à celui de 1998. Nous sortons d’un exercice 2004 difficile et nous avons pris en considération la réalité des choses. Nous avons décidé de délocaliser une partie du travail pour sauver l’outil de production sur place, qui constitue notre image de marque, ce qui nous a permis d’obtenir un marché d’importance. Aujourd’hui, nous employons une cinquantaine de salariés. Nous produisons 300 paires de chaussures par jour pour un chiffre d’affaires de restauration après une première année déficitaire depuis 20 ans !”

I. Doucet-Sardin


(Photo F. Ardito)


       

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